Vu pour vous

Demain, le film

Compte rendu par Hichman BEN HADI

Elève de 5ième technique de qualification sociale à l’Institut Enfant Jésus à Etterbeek.

La classe d'Hichman a assisté à la projection du film le 03/10/2017

Intervenants durant le film : Anthony Barnosky, Elizabeth Hadly, Vandana Shiva, Charles et Perrine Hervé-Gruyer, Olivier de Schutter, Thierry Salomon, Robert Reed, Jan Gehl, Rob Hopkins, Emmanuel Dron, David van Reybrouck, Elango Rangaswamy, Kari Louhivuori et Bernard Lietaer.

Introduction

Dans le cadre du cours d’E.V.S, nous avons visionné le film « Demain » afin de nous sensibiliser aux alternatives à la surconsommation mais aussi dans le but de nous faire découvrir des modes de vie différents et nous apprendre à créer un meilleur monde. Le film a traité de cinq points forts importants, qui font l’objet des cinq chapitres qui suivent.

Présentation du film

Cyril Dion et Mélanie Laurent décident de réagir face aux changements dramatiques de la terre décrits dans une étude scientifique. Avec l’aide d’amis qui travaillent dans le cinéma, Antoine, Raphaël et Laurent, ils décident de réaliser un film « Demain » qui essaie de trouver des solutions aux problèmes d’aujourd’hui pour un demain meilleur.

Chapitre 1 : l’agriculture

Selon la plupart des experts, c’est par la nourriture que les civilisations peuvent s’effondrer. Par exemple à Détroit, en Amérique, et à Todmorden en Angleterre.

A Détroit, ils ont pris la décision de créer une ville autonome en nourriture où la majorité des fruits et des légumes consommés dans la ville sont cultivés par ses habitants, pour ses habitants. Car dans un avenir proche, nous n’aurons plus le pétrole et l’énergie dont nous disposons à l’heure actuelle, ni le même accès à l’eau et aux terres arables. Mais surtout, au vu de la forte augmentation de la population qui vivra pour la plupart dans des villes, il est important de trouver des solutions nouvelles. La nourriture devrait pousser près des gens, car cela serait meilleur pour l’environnement qui souffre des nombreux transports que la nourriture effectue entre l’endroit où elle pousse et l’endroit où elle est consommée. Cette situation a un impact néfaste sur l’écologie.

A Todmorden, ils ont pris la décision de créer une association « incroyables comestibles » et ils ont inventé l’idée de « jardin propagande » et de « routes potagères » devant les écoles et les immeubles, pour que la nourriture soit au cœur des rues et que ces potagers deviennent un lieu de socialisation qui permettent aux personnes de créer des liens. Ils ont aussi développé leur mouvement en dehors des zones urbaines.

L’agro-écologie (agriculture Bio) qui est pratiquée à Todmorden pourrait nourrir le monde. Cela a été approuvé par le conseil des Droit de l’homme des Nations Unies, ce qui n’est pas le cas de l’agriculture industrielle qui détruit la nature et les paysans en voulant tout simplifier.

En Normandie, se trouve une ferme de permaculture qui affiche des rendements exceptionnels. Elle a pour objectif de travailler sans pétrole et de cultiver les aliments de manière manuelle à l’aide d’outils innovants très simples qui permettent de faire de très bons rendements sur une petite surface. Mais cela est aussi possible grâce à l’association de plusieurs légumes qui jouent chacun un rôle dans l’écosystème et permettent de préserver la nature telle qu’elle est.

En pratiquant l’agro-écologie, de nombreux pays pourraient multiplier leur rendement par deux et en pratiquant la permaculture, la multiplier par trois ou quatre et ainsi nourrir dix à douze milliards de personnes dans les vingt années avenir. Tout cela en créant des millions de petites fermes tout autour des villes et par la même occasion des dizaines de milliers d’emplois, en régénérant les écosystèmes, en stockant du C02 dans les sols et en permettant aux paysans de gagner plus d’argent et de produire une nourriture plus saine pour leur communauté. Mais les alternatives sont très lentes à émerger, à cause des grandes entreprises et des gouvernements qui préfèrent protéger leur économie.

Chapitre 2 : l’énergie

Aujourd’hui, toute notre civilisation repose sur les carburants fossiles. Ils ont saturé notre atmosphère de C02 et le méthane et le protoxyde d’azote bloquent la chaleur du soleil sur terre. Cela entraîne un dérèglement du climat qui change le cycle de l’eau, fait remonter le niveau d’eau et engendre aussi des évènements plus violents : davantage de blizzards en hiver, d’inondations au printemps, de sécheresses en été et de tsunamis, typhons et ouragans. Tout cela épuise notre écosystème et pourrait causer l’extinction de la race humaine. Pour faire face à cela, des personnes ont réagi comme par exemple à Copenhague, à l’île de la Réunion, en Islande, à Malmö en mettant en place un système qui utilise uniquement de l’énergie locale et renouvelable qui devrait être produite grâce au soleil, au vent et à l’eau.

En 2025, Copenhague sera totalement autonome en énergie renouvelable. En 2050 l’objectif est de l’étendre à tout le Danemark avec une diversité d’énergie provenant des éoliennes, de la biomasse, du solaire, de l’énergie des mers de la géothermie. Ils ont aussi voulu diminuer le nombre de personnes qui se déplacent en voiture en favorisant les transports en commun, le vélo et la marche à pied. D’ici 2040, Copenhague compte remplacer les voitures à pétrole par des voitures à hydrogène, à biogaz et électriques.

En Islande, à Reykjavik depuis 2010, l’île est 100 % autonome grâce à l’hydroélectricité qui utilise la force de l’eau et à la géothermie qui récupère la chaleur de la terre. Environ en 2030, l’île de la Réunion voudrait être, elle aussi, totalement autonome en énergie renouvelable. De nombreux autres pays suivent cet exemple comme San Francisco aux USA qui a décidé de devenir une ville zéro déchet. Cette-ci recycle 80 % de ses déchets et crée du compost qui sert aux fermes.

Chapitre 3 : l’économie

Aujourd’hui, nous vivons dans un modèle économique qui est le capitalisme. Il consiste à d’abord rémunérer les actionnaires qui s’enrichissent, alors que d’autres vivent dans la pauvreté et cherchent un travail. A Lille en France, une entreprise a décidé de respecter les besoins humains de l’entreprise, d’y réinvestir les bénéfices de celle-ci et de gaspiller le moins d’énergie possible.

L’ancien modèle d’entreprise consistait à détruire les matières premières et à les transformer pour produire des objets qui devenaient des déchets qui s’amassaient en une immense décharge. Les déchets polluaient les rues et les océans. Au fil du temps, les matières premières s’épuisaient.

Les industries de demain sont la solution au problème. L’entreprise à Lille utilise, elle des ressources qu’elle récupère dans les déchets des anciennes entreprises. Elle les réutilise afin de les transformer avec une énergie provenant du soleil, pour produire un objet qui peut être réparé et qui peut être recyclé. Ceci crée un cycle.

A notre époque, on pense souvent qu’il faut une seule monnaie pour le monde entier mais cela rend le système économique plus fragile. Avoir une seule monnaie est positif, mais il faut aussi avoir une diversité monétaire pour que le système économique soit plus solide. En Suisse, par exemple, il existe deux monnaies : une qu’on n'utilise qu’en Suisse et une autre pour l’international, car cela empêche ainsi à l’argent de s’enfuir à l’étranger et par la même occasion cela protège le système économique du pays. Pour que cela fonctionne correctement, tout le monde doit être le client et le fournisseur de l’autre et lorsque l’on souhaite faire des affaires à l’international, on peut utiliser une deuxième monnaie (par exemple l’euro). Ce système économique peut aider les pays qui ont une économie faible car ils posséderont leur propre monnaie.

A Bristol en Grande Bretagne, tout comme en Suisse, la population utilise une monnaie locale et celle-ci aide ainsi les entreprises locales à se développer. Cela limite aussi les fuites fiscales et crée une réserve de monnaie locale pour la communauté. Cela réduit par la même occasion les circuits de transports et donc les émissions de CO2 et cela crée une économie plus écologique. De nombreuses villes ont suivi cet exemple et ont créé leur propre monnaie.

Chapitre 4 : la démocratie

Aujourd’hui, les multinationales contrôlent les gouvernements et les décisions publiques sont en phase avec les envies des grandes entreprises.

Les Islandais eux, ont décidé de cesser d’obéir à la loi du marché et se sont rebellés contre celle-ci. Par la faute des grandes entreprises et des banques, le pays se trouvait dans l’une des plus grandes faillites de l’Histoire, qui jeta de nombreuses personnes à la rue. Pendant des mois, ils ont mis la pression sur les membres politiques et financiers pour qu’ils démissionnent, ce qui fut le cas. Après cela, un mouvement s’est organisé pour que ces événements ne se reproduisent plus. Mais c’est de nouveau les élus qui ont pris le pouvoir à cause des institutions.

A notre époque, nous ne connaissons qu’une représentation de la démocratie : les élections. Mais il en existe d’autres, comme par exemple le tirage au sort qui peut être meilleur que les élections, car les personnes tirées au sort prennent souvent très au sérieux leur devoir, même s’ils ont moins de compétences que les politiciens. Les personnes tirées au sort ont plus de liberté qu’un député car elles ne sont en rien attachées à des intérêts.

En Inde est apparu aussi une autre forme de démocratie « la démocratie locale » qui a commencé à Kuthambakkam avec Elango « un intouchable » (un pauvre) qui a effectué de hautes études, qui est devenu chimiste et parvint à se fait élire maire. Il ne chercha pas garder le pouvoir pour lui seul et il décida d’organiser des assemblées citoyennes pour prendre ensemble des décisions importantes et que tout le monde puisse donner son avis. Cette forme de démocratie donne des résultats formidables. Grâce à elle, les habitants nettoient le village, la mairie dote les rues de poubelles, d’éclairage et d’un système de collecte de puits. L’école est réparée et la quasi-totalité des enfants vont à l’école, ce qui n’était pas le cas auparavant. Elango lève aussi des fonds pour créer des emplois qui bénéficient à des centaines des femmes. Rapidement, les femmes créent une fédération et avec leur salaire mettent en place un système de micro-crédit pour d’autres femmes qui voudraient lancer leur affaire.

La population réussit même à rénover les bidonvilles où vivaient « les intouchables » et à les faire cohabiter avec les personnes d’autres castes. En voyant ces résultats, le gouvernement a subventionné plus de 300 quartiers similaires dans l’État. Après avoir quitté son rôle de maire, Elango ouvre l’académie des maires et en dix ans il a appris à neuf-cents élus le principe de la gouvernance par soi-même. Son idée est de créer la république des villages imaginée par Ghandi où la démocratie serait forte dès le plus petit échelon.

Chapitre 5 : l’éducation

La Finlande fait partie de l’une des meilleures éducations au monde en ce qui concerne l’enseignement. Les écoles sont très bien entretenues car la force du pays est son éducation qui repose sur la confiance et qui est très peu bureaucratique car le ministère fait confiance aux autorités locales, qui font confiance au proviseur et qui fait confiance aux professeurs.

Il n’y a pas de classement national en Finlande. On n’évalue pas les écoles pour savoir qui est la meilleure et on préfère favoriser l’enseignement que les évaluations. En Finlande, les professeurs font tous un master de cinq ans à l’université. Ils se forment dans des écoles avec de vraies classes, découvrent de nombreuses pédagogies et étudient de manière approfondie la psychologie enfantine. Les élèves en Finlande peuvent aussi avoir un suivi avec un professeur assistant. L’enseignement finlandais s’adapte au cas par cas, car chaque enfant a une manière différente d’apprendre. La relation professeur-élève est différente de celle des autres pays en Finlande. On ne voit pas les professeurs comme une forme d’autorité mais plutôt comme des amis qui essayent de les raisonner, les rassurer, les écouter et les laisser prendre des décisions afin de les rendre responsables.

Conclusion

Le film « Demain » nous montre plusieurs façons de vivre pour pouvoir faire face aux problèmes économiques et écologiques de notre temps. Il nous montre comment mieux alimenter et préserver notre nature, comment mieux créer et consommer notre énergie. Le film nous donne aussi des informations sur la façon dont nous pouvons jouer un rôle dans notre société et faire bouger celle-ci en tant que citoyen. Enfin le film nous montre comment nous pouvons au mieux éduquer la nouvelle génération face ces enjeux.

Pour ma part, j’ai vraiment apprécié ce film car il m’a montré d’autres façons de vivre dans le monde dans lequel je vis. Il m’a aussi permis de prendre conscience des dangers qui touchent la terre suite à la surconsommation des hommes et m’a donné des solutions pour aider à les résoudre à mon échelle. Il m’a aussi permis de développer mon esprit critique en ce qui concerne l’avenir du monde. Enfin, ce film m’a donné envie de m’engager dans l’avenir de demain.

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