DOSSIER: les chemins du futur

Progrès ou régression ? Une perspective à long terme

 

Extraits de la Brochure 20 questions d'actualité sur la situation économique et financière,

par Bruno Colmant, Michiel Verstrepen, Thomas Van Rompuy, Alexandre Gauthy, Hans Bevers, éditée par la banque De Groof-Petercam, 2017

« L’humeur mondiale est actuellement au pessimisme. Seule une minorité de personnes pense encore que notre société progresse en termes de prospérité. (...) Les séquelles de la crise bancaire et financière de 2008, la situation géopolitique incertaine, le réchauffement climatique, les inégalités et le terrorisme sont autant d’éléments qui empêchent de se projeter paisiblement dans le futur » (…)

Or, « toute une série de statistiques indiquent que la société a, en réalité, fait d’immenses progrès à l’échelle mondiale. Que ce soit au niveau de la pauvreté, de l’illettrisme, de la santé, des libertés politiques ou civiques, de l’espérance de vie ou encore de l’enseignement, on constate une évolution positive claire à travers le temps. »

La pauvreté

« Il y a deux siècles, environ 90 % de la population vivait dans des conditions qu’on qualifierait de nos jours de pauvreté extrême, situation que l’industrialisation (...) a peu à peu réussi à modifier. En 1950, 75 % de la population mondiale se trouvait encore dans cet état de pauvreté extrême. (...). En 2015, par contre, il n’était plus que 10 %. Cette évolution est un véritable exploit, sachant que pendant ces deux siècles, la population mondiale a été multipliée par sept.

(…) En 1800, environ 40 % des enfants décédaient endéans leur cinquième anniversaire, alors que ce pourcentage n’était plus que de 4 % en 2015. (…) De 30 ans à peine au début du XXe siècle, l’espérance de vie moyenne à l’échelle mondiale est ainsi passée à plus de 70 ans de nos jours.(…) »

La démocratie

« Cette amélioration de la situation sanitaire est allée de pair avec une amélioration de l’enseignement et un recul de l’illettrisme. (…) Selon l’OCDE, seuls 12 % de la population mondiale pouvaient lire et écrire il y a 200 ans. Ce chiffre est passé à 20 % au XIXe siècle, puis à 40 % en 1950 et se situe de nos jours à 86 %. Ainsi, alors qu’un enfant ne fréquentait l’école que 3,2 ans en moyenne en 1950, on est actuellement à presque huit ans.

Au cours des deux derniers siècles, l’homme est aussi devenu plus libre. Au XIXe siècle, plus d’un tiers de la population mondiale vivait sous un régime colonial, tandis que le reste était écrasé par des régimes autocratiques. La démocratie n’existait pas à l’époque. (…)

De nos jours, près de 60 % des pays du monde sont des démocraties. »

La nostalgie des temps révolus

« (…) L’humanité est capable de faire de grands bonds en avant, sans compter le fait que les événements négatifs marquent souvent les esprits que les événements positifs. (…)

Des défis majeurs

« Tout n’est néanmoins pas favorable et certaines évolutions sont préoccupantes. On pense notamment au réchauffement climatique et à la menace qui pèse sur plusieurs écosystèmes, susceptibles de changer la vie de millions de personnes. Les conditions de vie dans de nombreux pays sont toujours déplorables, tandis que les régimes oppressifs restent encore monnaie courante. Il y a aussi le problème de l’inégalité des revenus et du patrimoine, qui ne cesse de s’intensifier dans de grandes parties du monde. Il ne faut pas l’oublier : la mondialisation et les progrès technologiques entraînent une hausse globale de la prospérité. Les autorités publiques doivent néanmoins rester attentives à son partage solidaire. »

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