VIE ACi: échos de notre journée nationale

Compte rendu de notre journée nationale du 2 mars 2013

 

« Je reste un indigné. Mais il faut être digne de son indignation ! »

C’est ainsi qu’Alphonse Royen s’est présenté à nous, public attentif de l’ACi, qui l’avions invité pour notre journée nationale du 2 mars dernier.

Cet homme de 75 ans a eu une vie riche en rebondissements ; il nous a retracé son parcours, en nous laissant entrevoir que le fil conducteur de cette vie, ce fut son besoin d’être utile.

Professeur de latin et de grec durant dix ans, il part ensuite comme coopérant au Congo, afin d’enseigner à des Africains. De retour en Belgique, il décide de vivre l’expérience ouvrière du travail à la chaîne ; il sera après, successivement éducateur social, ouvrier forestier et sénateur écolo.

Ce besoin de se rendre utile les a conduits, lui et son épouse, à adopter des enfants du Tiers-Monde.

Retraité, il s’est mis à l’écriture[1].

Monsieur Royen nous a parlé de lui avec simplicité, humour et beaucoup de conviction… heureux, considérant qu’il a eu une belle vie et énormément de chance tout au long.

 

La suite de son témoignage va consister à nous livrer ce qui l’a fait vivre. Cette partie de son exposé comportait beaucoup de citations, toutes fort interpellantes.

 

« Je me considère comme un apprenti chrétien ». Je pense qu’il ne faut pas moisir dans ses certitudes. Si tous les chrétiens vivaient vraiment comme des chrétiens, le monde entier serait bouleversé. Mais il y a beaucoup de lâchetés, de trahison, d’hypocrisie, aussi chez les chrétiens.

Changer nos modes de vie, changer, transformer nos cœurs, en tant que chrétiens c’est une obligation prioritaire.

Il ne s’agit pas de se mettre en avant, mais il est important de témoigner.

L’indifférence est un crime ; l’indifférence par rapport à nos frères chrétiens dans le monde ; car notre prochain aujourd’hui, c’est aussi notre lointain.

Il est révoltant de se dire que quelques dizaines de milliards suffiraient pour venir à bout de la famine dans le monde.

Si en tant que chrétiens, on pratiquait la dîme, c’est-à-dire que l’on donnait un dixième de son superflu à ceux qui manquent du nécessaire, il y aurait déjà un énorme progrès.

En disant cela, je me rends compte que être chrétien, c’est exigeant, mais c’est aussi source de joie. Ayons une capacité d’émerveillement.

 

« Il faut être de son temps », dit-on. Pour moi, être de son temps, c’est aussi être contre ce qui l’abîme ! On doit aimer le monde, mais pas tel quel. Il faut essayer de garder un esprit critique, ne pas entériner tout ce qui se passe dans notre société.

 

« Le confort rend fort con » ! Cette petite phrase est extraite de son livre Journal d’un petit con. La tranquillité dans laquelle nous vivons ne doit pas nous dispenser de nous interroger, de nous indigner, de nous engager !

 

L’après midi fut consacrée à des ateliers. Nous avons, en petits groupes, réfléchi aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce que, pour nous, être un apprenti chrétien ?
  • C’est difficile d’être chrétien ! Et la joie, où est-elle ?
  • Etre de son temps, c’est être contre ce qui l’abîme ?
  • Avec ce que tu as reçu, qu’as-tu donné ?
  • Indignez-vous, mais engagez-vous !

 

 

Le résultat de nos partages, fut vraiment conforme à notre mode de réflexion : Voir, discerner, et même des décisions d’agir.

 

[1] Je vais voir, Papa, Editions du Rocher

Journal d’un petit con, Editions La Bruyère

 

 

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