ACTU D'EGLISE

Rivespérance novembre 2012 (1ière partie)

Par Jean-François BLEROT
Président de l’ACi belge

Remarquable !! Quel souffle d’espérance !!
Tels furent les 3 jours du forum « Rivespérance » organisés par le groupe de la revue « Rivedieu » dont Charles Delhez s.j. est le responsable.  Nous étions plus de 1.500 participants dont 9 de l’ACi.  Nous y avons tenu un stand ACi qui a eu du succès.
 
J’ai pris quelques notes que je voudrais partager avec vous afin que vous ayez envie d’accéder au site de Rivespérance http://www.rivesperance.be/ pour lire in extenso les documents et écouter les conférences.
 
1)      Voici quelques extraits de la conférence d’Olivier Legendre : (voir le texte de la conférence à l’adresse http://www.rivesperance.be/images/conferences/legendre.pdf ).

1. Jadis, nous vivions dans un monde enchanté par les mythes, la magie, les sortilèges. L’homme était taraudé par un besoin de donner du sens à ce qu’il ne parvenait pas à comprendre, à son inquiétude devant la nature, la souffrance et la mort. Les religions furent les bienvenues.  Elles étaient désirées et nécessaires.  Elles ont bénéficié d’une « rente de l’ignorance » dans la mesure où elles comblaient un vide.  Parce que l’homme ne comprenait rien au monde, ou pas grand-chose, il se tournait vers l’invisible pour obtenir une explication.  Souvent, ce recours à l’invisible se faisait sur le mode de la culpabilité devant un Dieu vengeur.

2. Il est inévitable que les religions aient reculé là où la science progressait, là où l’inexplicable se réduisait. Elles ont vu l’espace traditionnel qui leur était réservé, diminuer.  Moins il y a d’inexplicable, moins Dieu est invoqué spontanément.

3. Aujourd’hui, l’homme ne peut plus croire pour les mêmes raisons que celles qui poussaient ses ancêtres à croire, à se jeter dans les bras des religions. « Tout le défi du christianisme est de montrer qu’il existe aujourd’hui des raisons valable de croire après que d’autres raisons aient perdu une part de leur validité, de bonnes raisons de porter une espérance après que d’autres raisons aient perdu une part de leur validité ».

4. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde désenchanté en quête d’espérance.

  • Première croyance de substitution : la révolution française et les droits de l’homme, mais surgiront les crimes de la terreur et les guerres napoléoniennes.
  • Deuxième croyance : la fraternité entre les peuples, mais surviendront les guerres mondiales.
  • Troisième croyance : la foi dans la supériorité de la civilisation occidentale.  S’en suivront les colonisations, mais la décolonisation fut très souvent sujette à des guerres, des atrocités.
  • Les théories de Freud et les avancées de la psychologie ne donnent pas de sens à l’homme, seulement quelques explications à ses souffrances intérieures.

5. Il nous faut préparer les chemins de l’espérance.  Pour que évangile soit à nouveau rendu audible.  Quelques conditions sont à respecter :

  • Écouter nos contemporains : avant de parler, entrons en dialogue avec eux. « Si nous ne nous rapprochons pas des préoccupations de nos contemporains, même les plus triviales, nous ne serons pas écoutés ».
  • Sortir de la victimisation : nous ne sommes pas en Europe des cibles en danger.  Arrêtons de nous sentir agressés par la modernité, par l’étranger, par le différent.  Allons à la rencontre de l’autre, sans crainte, en tendant la main ouverte plutôt que le poing fermé.
  • Rechercher ce qui unit avant de stigmatiser ce qui divise.  Nous sacralisons trop nos opinions, nos choix et nos goûts respectifs.  Arrêtons de critiquer, de stigmatiser, d’exclure au moindre faux pas, à la plus petite maladresse, à la première divergence.
  • Libérer et non condamner.
  • Aller à l’essentiel.  Ayons une parole d’amour et le souci du bien-être de l’autre.
  • Nous mettre en position et en habit de service.  Rappelons-nous le lavement des pieds.

Bref, nous avons besoin de nous nettoyer individuellement et collectivement pour que l’Espérance puisse se réveiller dans le cœur et dans la vie de nos contemporains.

6. Le réveil de l’Espérance.  Nous ne sommes ni des héros, ni des parfaits mais des femmes, des hommes, des enfants qui tentent de refléter, de rayonner, d’exprimer, de rendre palpable autour d’eux la tendresse de Dieu pour le monde.
Comment réveiller l’espérance ? Faire de la place pour accueillir et laisser entrer dans notre cœur profond, notre âme, cette tendresse que Dieu réserve à chacun de nous.  Quand nous l’accueillons en nous, elle rejaillit à travers nous vers les autres.

Dans les prochaines Notes de Travail électroniques, vous trouverez la partie 2 de mes notes.
Bonne lecture et bonne réflexion personnelle ou/et en équipe.

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