VIE ACi

Vatican II : échos de la journée nationale du 22 novembre dernier

 

Nous, chrétiens membres de l’ACi ou non, avons assisté à une journée consacrée au Concile Vatican II à la librairie UOPC à Bruxelles, ce 22 novembre 2012.

Cinquante ans après le début du Concile, nous avons entendu Jacques Vermeylen[1] nous retracer, avec ses talents d’orateur confirmé, les événements qui ont émaillé le Concile Vatican II, conduit d’octobre 1962 à décembre 1965.

Un concile entamé par un Pape que l’on croyait de transition ; terminé par un autre ; qui devait durer quelques mois et s’est poursuivi durant trois années ; qui a modernisé l’Eglise sous certains aspects, qui a rendu accessibles des textes fondamentaux qui auparavant n’étaient lus que par une élite ; qui a ouvert une porte vers les autres religions ; qui a, surtout, été porteur d’un grand espoir auprès de tous ceux qui étaient à la fois dans l’Eglise et dans le monde, un monde en ébullition et en pleine évolution lui aussi…

Cinquante ans après, que reste-t-il de ces espoirs, de ces bouillonnements ? Que pouvons-nous attendre, nous, Chrétiens, qui sommes encore attachés à notre Eglise, mais la voyons prendre de plus en plus de retard sur le monde qui a continué à bouillonner, tant et plus et de plus en plus vite, alors que les fruits du Concile ont, quant à eux, un peu ralenti leur mûrissement ?

 

Voici quelques perspectives que nous discernons malgré tout. Et aussi quelques souhaits :

  • Il est important que l’Eglise parle le langage des hommes d’aujourd’hui.
  • Nous voudrions avoir plus souvent l’occasion de partager en petites communautés ; de nous ressourcer.
  • L’Eglise devrait donner plus de place aux femmes (ordinations de celles-ci) Mais ces places sont à prendre ! Que les femmes les prennent !
  • Permettre le mariage des prêtres et accueillir les personnes divorcées et remariées. Tout le monde a le droit de faire des erreurs.
  • La démocratisation, la décentralisation du pouvoir paraissent primordiales. Collégialité des équipes pastorales. Le défi : repenser l’autorité.
  • L’accent doit être mis sur les valeurs humaines ; et aussi sur le dépouillement, le partage des biens. Recentrer l’action de l’Eglise auprès des pauvres.
  • Ayons confiance dans les jeunes : ils ne vont plus à l’église, mais sans doute sont-ils amenés à construire autre chose, avec leur générosité.
  • L’Eglise doit rester dans le monde et non pas entrer en conflit avec lui.
  • A l’heure de la mondialisation, soulignons la richesse multiculturelle de certaines assemblées.
  • En tant que laïcs, faisons entendre notre voix. Responsabilisons les laïcs, les jeunes.
  • Il est important de poursuivre la réconciliation entre chrétiens.

 

 

 

[1] Si vous êtes intéressé par la question, voir le livre de Jacques Vermeylen, Vatican II, dans la collection « Que penser de ? », éditions Fidélité, 2012

 

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